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Parcours résilience

Ouvert à tous, sans code et sans démarche.

Ce parcours vous met face à des situations concrètes — une route inondée, une alerte de tempête, une coupure d’électricité qui dure — et vous restitue ce qui est déjà prêt chez vous et ce qui mérite votre attention. Il se parcourt librement, sans compte à créer et sans que rien ne vous soit demandé.

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Les situations proposées ici sont celles du socle national Pharos, relues avec un expert en sécurité civile. Elles ne sont rattachées à aucune commune réelle : elles servent à vous familiariser avec les bons réflexes, pas à décrire les risques de votre territoire.

Le parcours se fait à votre rythme, et vous pouvez vous arrêter puis reprendre : votre avancement reste dans votre navigateur le temps de la séance. Rien n’est enregistré à votre nom, et aucun résultat ne vous est attribué ni transmis à qui que ce soit.

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Guides pratiques

Ces guides se lisent directement ici, sans inscription et sans que votre adresse vous soit demandée. Pour les garder sous la main, vous pouvez les imprimer ou télécharger chacun d’eux en PDF.

Ils n’engagent aucune autorité publique et ne valent ni consigne officielle, ni attestation, ni mise en conformité. Ce qui fait foi, ce sont les consignes de votre commune et des services de l’État.

Ce que vous pouvez préparer chez vous

Ce qui est déjà chez vous au moment où un événement survient est ce sur quoi vous pourrez compter. Ce guide décrit quoi réunir et où le ranger ; il ne dit pas en quelles quantités, parce que cela dépend de votre foyer et des consignes de votre territoire.

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Pourquoi s’y prendre avant

Une inondation, une tempête ou un accident industriel coupent souvent l’eau, l’électricité ou les routes, pour une durée que personne ne choisit. Pendant ce temps, les secours vont d’abord aux personnes en danger immédiat.

Se préparer ne demande pas de tout acheter le même jour. La plupart des foyers possèdent déjà une partie de ce qui suit, dispersé dans plusieurs placards. Le geste utile est souvent de le rassembler à un seul endroit.

De quoi boire et manger sans cuisiner

De l’eau en bouteille, et des aliments qui se conservent longtemps et se mangent sans cuisson ni réfrigération. Une coupure d’électricité rend la plaque et le réfrigérateur inutiles au même moment.

Renouvelez ces réserves au fil de vos courses, en consommant les plus anciennes : une provision constituée en une fois se périme aussi en une fois.

De quoi vous éclairer et vous informer

Une lampe et une radio fonctionnant sur piles, avec des piles de rechange rangées avec elles. La radio garde son intérêt quand le réseau mobile est saturé ou l’électricité coupée : les stations locales relaient les consignes des autorités.

Une batterie externe chargée prolonge votre téléphone, sans le remplacer. Notez sur papier les numéros que vous appelleriez : un téléphone déchargé ne les donne plus.

Vos papiers et vos traitements

Une copie de vos papiers d’identité, de votre attestation d’assurance et des ordonnances en cours, rangée avec le reste. Une copie photographiée sur votre téléphone rend déjà service.

Si vous suivez un traitement, la question de la réserve à conserver chez vous se règle avec votre médecin ou votre pharmacien, jamais dans un guide : eux seuls connaissent votre situation.

Où le ranger

À un endroit connu de toutes les personnes qui vivent chez vous, atteignable sans clé et sans échelle, et que l’on peut emporter d’un seul mouvement si l’on doit partir.

Évitez la cave et le sous-sol si votre logement est exposé au risque d’inondation : c’est la partie du logement qui devient inaccessible en premier.

Où vérifier ce que ce guide ne dit pas

Comprendre les alertes et savoir où regarder

Une vigilance et une alerte ne disent pas la même chose, et ne demandent pas la même chose. Ce guide explique la différence et l’ordre dans lequel aller chercher l’information.

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Une vigilance annonce, une alerte signale

Une vigilance annonce qu’un phénomène est possible dans les heures qui viennent, et à quel niveau. Une alerte signale un danger en cours, qui appelle une action immédiate.

C’est donc à la vigilance que se joue la préparation : c’est le moment où l’on rentre ce qui peut s’envoler, où l’on renonce à un déplacement, où l’on prévient un voisin. Une fois l’alerte donnée, il reste peu de choix.

Les couleurs, et ce qu’elles changent pour vous

La vigilance météorologique se lit en quatre couleurs, de la plus courante à la plus rare. Les deux niveaux les plus élevés s’accompagnent de consignes de comportement, qui varient selon le phénomène annoncé — le vent, la pluie, la neige et la chaleur n’appellent pas les mêmes gestes.

Ces consignes changent d’un épisode à l’autre. Lisez celles qui accompagnent la vigilance en cours plutôt que de vous fier au souvenir de la fois précédente.

Si un signal sonore prolongé retentit

Un signal d’alerte demande de se mettre à l’abri dans le bâtiment le plus proche, de fermer les portes et les fenêtres, et de chercher l’information sur les canaux officiels ou à la radio.

N’allez pas chercher vos enfants dans leur établissement scolaire. Ils y sont pris en charge, et prendre la route pendant une mise à l’abri vous expose autant que cela les expose.

Où regarder, et dans quel ordre

D’abord la vigilance météorologique, qui couvre l’ensemble du territoire. Ensuite la vigilance des cours d’eau, si le phénomène est un épisode de pluie ou une crue. Enfin le site des services de l’État de votre département, qui publie les arrêtés et les consignes locales.

Votre commune complète ce dispositif : elle connaît les rues, les équipements et les personnes qu’un service national ne peut pas connaître.

Ce qui ne fait pas foi

Un message transféré de proche en proche, une capture d’écran sans date, une vidéo dont on ignore où et quand elle a été prise : rien de tout cela n’est une consigne.

Une information qui engage porte le nom de l’autorité qui la publie et la date à laquelle elle l’a publiée. En l’absence de ces deux éléments, remontez à la source avant d’agir, et avant de la transmettre.

Où vérifier ce que ce guide ne dit pas

Se mettre d’accord chez vous, avant

La plupart des difficultés d’un foyer pendant un événement ne viennent pas du manque de matériel, mais du fait que personne n’avait convenu de ce qu’on ferait. Ce guide propose quatre décisions à prendre une fois, tranquillement.

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Un lieu où se retrouver

Choisissez un point de rendez-vous simple, connu de chacun, que l’on peut rejoindre à pied. Il sert le jour où les téléphones ne passent plus et où chacun se trouve à un endroit différent.

Convenez-en un second, un peu plus loin, pour le cas où le premier serait inaccessible.

Qui appelle qui

Désignez une personne de contact qui habite loin de votre commune. Les réseaux se saturent d’abord localement : il est souvent plus facile de joindre quelqu’un à cent kilomètres qu’un voisin de palier.

Chacun l’appelle et lui dit où il est. Elle sert de point de rassemblement des nouvelles, ce qui évite que tout le monde cherche tout le monde en même temps.

  • Écrivez ce numéro sur papier, et gardez-le dans un portefeuille ou un cartable.
  • Apprenez-le aux enfants comme on apprend une adresse.

L’école, le travail, les trajets

Renseignez-vous à l’avance auprès de l’établissement de vos enfants sur ce qui est prévu en cas de mise à l’abri. Savoir que la prise en charge existe est ce qui permet, le jour venu, de ne pas prendre la route.

Regardez aussi vos trajets habituels : un pont, un passage bas, une route en bord de rivière peuvent devenir impraticables bien avant que le reste ne le soit.

Les personnes qui auront besoin d’un coup de main

Pensez à une voisine âgée, à une personne isolée, à quelqu’un dont la mobilité est réduite. Dites-lui avant, calmement, que vous passerez prendre de ses nouvelles : une proposition faite à l’avance se prépare, une proposition faite dans l’urgence surprend.

Votre commune tient parfois un registre des personnes qui souhaitent être contactées en cas d’événement. S’y inscrire, ou y inscrire un proche avec son accord, relève de la mairie.

Reprendre ces quatre décisions une fois par an

Un déménagement, une naissance, un changement d’école ou de travail rendent caduque la moitié de ce qui précède. Une relecture annuelle suffit à les tenir à jour.

Où vérifier ce que ce guide ne dit pas

Après l’événement

Le retour à la normale est la période où surviennent une partie des accidents, parce que le danger a changé de forme sans disparaître. Ce guide décrit ce qui vient après, dans l’ordre.

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Ne rentrez pas avant d’y être autorisé

Un bâtiment évacué ne se réoccupe que lorsque les autorités l’autorisent. Entre-temps, une structure fragilisée, une installation endommagée ou un sol instable ne se voient pas depuis la rue.

La même prudence vaut pour les routes rouvertes récemment : une chaussée peut avoir été creusée par-dessous sans que la surface l’indique.

L’eau, le gaz, l’électricité

Ne rétablissez pas vous-même une installation qui a été coupée ou endommagée, et ne touchez jamais un câble tombé au sol. Faites intervenir le professionnel ou le service compétent.

Après une inondation, l’eau du robinet ne se consomme qu’une fois que la commune ou l’autorité sanitaire l’a déclarée consommable. Cette information est publiée : attendez-la plutôt que de l’estimer à la couleur ou à l’odeur.

Constater, photographier, déclarer

Avant de nettoyer, photographiez ce qui a été endommagé et notez ce qui manque. Ces éléments servent à votre déclaration, et l’état des lieux disparaît dès que le rangement commence.

Les délais de déclaration figurent dans votre contrat d’assurance et dépendent de la nature de l’événement. Contactez votre assureur rapidement, même si l’inventaire n’est pas terminé.

Les jours qui suivent

La fatigue, les démarches et le désordre s’accumulent souvent plus longtemps que l’événement lui-même. En parler à votre médecin est une démarche ordinaire, au même titre que de faire réparer une installation.

Ce que vous saurez, cette fois

Notez, pendant que c’est frais, ce qui a manqué et ce qui a servi. C’est le moment où l’on sait précisément quoi changer, et ce constat s’efface vite une fois la vie reprise.

Où vérifier ce que ce guide ne dit pas

  • Suivre les arrêtés de votre département et les autorisations de retour — Votre préfecture
  • Suivre les consignes locales de votre commune — Votre mairie

Ce que fait votre commune, et ce qu’elle attend de vous

Beaucoup d’habitants découvrent le rôle de leur commune le jour où il s’exerce. Ce guide décrit ce qui est prévu près de chez vous, et la part qui vous revient — qui est plus modeste qu’on ne l’imagine.

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La commune est le premier échelon

La sécurité civile s’organise d’abord à l’échelle communale. Le maire dirige les opérations de secours sur le territoire de sa commune, et le représentant de l’État prend le relais lorsque l’événement dépasse ce cadre ou dépasse les moyens de la commune.

C’est pourquoi les consignes que vous recevrez viendront tantôt de votre mairie, tantôt des services de l’État. Les deux se complètent, elles ne se contredisent pas : suivez la plus récente et la plus locale.

Le plan de sauvegarde de votre commune

De nombreuses communes se dotent d’un plan qui recense les risques du territoire, les moyens disponibles, les lieux susceptibles d’accueillir des habitants et la répartition des rôles au sein de l’équipe municipale.

Ce plan n’est pas un document que vous avez à connaître par cœur. Il est utile d’en connaître deux choses : le lieu d’accueil prévu près de chez vous, et la façon dont la commune vous préviendra.

Le document d’information sur les risques

Votre commune met à disposition un document qui décrit les risques auxquels le territoire est exposé et les consignes qui leur correspondent. C’est le document qui dit ce qui vous concerne à votre adresse, plutôt qu’en général.

Le demander à la mairie, ou le chercher sur son site, est le point de départ le plus court de toute préparation.

Se faire connaître, si vous en avez besoin

Une commune peut tenir un registre des personnes qui souhaitent être contactées en cas d’événement — grand âge, isolement, mobilité réduite, dépendance à un appareil électrique.

L’inscription est volontaire, elle se demande à la mairie, et elle se retire de la même façon. On peut y inscrire un proche avec son accord.

Donner un coup de main, si vous le souhaitez

Certaines communes ouvrent une réserve de sécurité civile : des habitants volontaires, préparés par la commune, qui prêtent main-forte sur des missions d’appui — informer, accueillir, aider au retour à la normale.

Ce n’est pas une profession de secours et cela ne s’y substitue pas. On s’y renseigne auprès de sa mairie, sans engagement à la première question.

Ce qu’on attend de vous, et rien de plus

Savoir quels risques concernent votre adresse, pouvoir vous passer d’aide immédiate un moment, connaître la consigne de l’école de vos enfants, et suivre les instructions données le jour venu.

Rien d’héroïque n’est attendu d’un habitant. Un foyer qui n’a besoin de personne pendant les premières heures est un foyer que les secours n’ont pas à aller chercher, et c’est déjà beaucoup.

Où vérifier ce que ce guide ne dit pas

Documents à télécharger

Des documents à emporter seront mis à disposition sur cette page, en téléchargement direct, sans inscription et sans que votre adresse vous soit demandée. Certains s’adresseront à tous, d’autres aux élus et aux agents ; tous resteront librement accessibles, quel que soit votre rôle.

Documents à venir

Les guides pratiques de ce parcours sont en cours de préparation. Ils seront mis à disposition sur cette page, en téléchargement libre. Aucune inscription ne vous sera demandée et aucune information personnelle ne vous sera réclamée pour les obtenir.

Ce que ce parcours n’est pas

Il ne délivre ni attestation, ni reconnaissance officielle d’aucune sorte : il vous donne des repères, rien de plus. Il ne remplace ni les consignes de votre mairie, ni celles des autorités, qui font toujours foi.

Il sert à se préparer, jamais à gérer une situation d’urgence en train de se produire. Si un événement survient, suivez les consignes officielles et appelez les services de secours si votre sécurité ou celle d’autrui est en jeu.